Instagram et la (sur)consommation

 

Instagram et la surconsommation - Billet d'humeur - Minimalisme et Instagram / Blog-mode-some-place-called-home

Il y a quelques semaines, je vous ai demandé quels sujets vous aimeriez voir abordés sur le blog, sur les thèmes du dressing idéal et de la slow fashion. Et il y en a un qui a particulièrement retenu mon attention : INSTAGRAM et la (SUR)consommation…

Même si j’adore Instagram pour le vivier d’inspirations mode, couture ou green life qu’il constitue, ce réseau participe aussi largement à l’exacerbation de la surconsommation et, pour les 99% qui ne peuvent pas suivre financièrement, de la frustration. Si vous suivez plusieurs comptes de blogueuses mode et de marques, la tentation est effectivement partout. À chaque post, parfois même à chaque story. Instagram devient comme Facebook, par lequel il a été racheté : une machine à pub, une machine à fric.

Alors bien sûr, ce réseau reste formidable car il permet à des nanas talentueuses de développer leur business, de se faire connaitre et reconnaitre. Il donne gratuitement un espace d’exposition à des photographes et modèles amateurs, qui laissent ainsi éclore toute leur créativité. Il permet aux fashionistas et #coutureaddicts d’oser… et d’inspirer. Ce qu’Instagram fait, à l’ère du net, c’est de mettre à disposition de chacun, et donc de tout le monde, un réseau de personnes rassemblées autour d’une valeur et d’un centre d’intérêt commun : le partage et la photo.

Franchement, ça faisait longtemps qu’on l’attendait. Mais ce n’est pas l’objet de ce billet.

Instagram vs. slow fashion

Parmi les personnes qui me suivent sur Insta ou me lisent sur ce blog, il y en a énormément ÉNORMÉMENT qui aspirent à une nouvelle manière de consommer la mode. On appelle ça la mode éthique, la mode responsable, ou encore la slow fashion. Ces personnes cherchent à consommer moins, et mieux. À choisir parmi une offre qui déborde LA pièce qui mérite leur investissement.

Ces personnes sont par conséquent souvent des passionnées de mode. Elles ne s’affichent pas en Chanel ni Saint-Laurent, elle n’arborent pas de marque logotée, mais elles ont le goût des belles choses. Matière, coupe, style. Si elles décident d’accorder autant d’importance dans le choix de leurs vêtements, dans leur démarche de consommation vis-à-vis de la mode, c’est que celle-ci revêt un caractère particulier. C’est que la mode DIT quelque chose d’elles, de leurs valeurs.

Alors quand on tente de passer à la slow fashion, être sur Instagram peut être comparé aux Douze Travaux d’Hercule. On s’accroche, on tient bon. On disserte sur la surconsommation, on tente de prendre du recul par rapport aux posts sponsorisés ou réalisés en partenariat. On se prouve qu’on peut résister. 80% du temps. C’est déjà pas mal.

Puis il y a ce moment décisif où c’est un peu trop. On commence à être frustrée, malgré nous. On aimerait bien entrer dans une bulle, se couper de ce contenu marketé. Être un peu moins prise pour une “vache à lait”, une bête de consommation.

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Mon rapport avec Instagram et l’appel à la (sur)consommation

Au début, mon rapport à Instagram a été extrêmement difficile. Quand j’ai commencé à bloguer et développer mon Instagram, je suivais pléthore de comptes de blogueuses mode. J’adorais découvrir leurs idées de looks, les associations de pièces qu’elles proposaient. Ces contenus étaient vraiment des sources d’inspiration qui m’ont motivée à moi-même mettre le paquet sur mes photos et mes looks. Je voulais des photos impeccables, professionnelles, des looks qui inspirent autour de moi.

Ce que je n’avais pas tout à fait pressenti avec cette “course aux contenus” (outre le temps et l’énergie qu’ils prenaient), c’était la pression sur le porte-monnaie. Au début de mon IG, je me sentais obligée d’acheter toutes les semaines, car BIEN ENTENDU, je ne pouvais pas montrer telle ou telle pièce quinze fois, il fallait changer. CHANGER tout le temps. Si vous analysez un peu les comptes de blogueuses mode, vous verrez qu’elles postent très rarement la même tenue. Instagram ne souffre pas la répétition.

J’ai tenu six mois. Un stress allant crescendo du fait de la pression sur le salaire, une énergie qui baissait à mesure que les semaines défilaient. Puis, j’ai eu une révélation, bien aidée du film-documentaire “The True Cost“, qui dévoile les dessous de toute cette industrie de la mode qui tourne à 300 000/h : j’allais moins consommer. Et surtout, prôner un mode de consommation plus raisonné, plus en phase avec mes valeurs (je vous en parlais dans ce billet).

Alors forcément, ce n’est pas toujours évident dans les faits. On a beau se persuader que l’on peut mieux consommer, et donc être totalement imperméable aux campagnes de mode et autres lookbooks canon, force est de constater que ces contenus ont toujours une influence sur nous. Certaines marques sont vraiment douées pour créer l’envie, susciter le besoin, la nécessité.

Je pense à Sézane car c’est sans doute la marque de mode française qui a le mieux compris comment fonctionne Instagram, et comment se vendre sur ce réseau. Leurs lookbooks sont calibrés pour marcher : le lookbook Sézane a des allures très lifestyle. On s’identifie de manière immédiate : oui, on aurait pu se balader sous les arcades des Jardins du Palais Royal, ou sur les bords de Seine, dans cet ensemble qui nous parait sublime, et surtout portable en toutes circonstances. C’est ça, la vraie magie.

À cela, on ajoute une stratégie assez agressive en termes de nombres de posts publiés chaque jour, de stories et de vidéos pour IGTV, de posts sponsorisés. Des collections toutes les deux semaines, la nouveauté, de quoi tenir sur la durée. Mais Sézane, c’est aussi l’étouffement, la suffocation.

L’appel à consommer, tout le temps. Il y a trois semaines, je me suis désabonnée de tous leurs comptes. Je n’avais pas prévu les posts sponsorisés, mais j’ai trouvé une option : celle de pouvoir dire à Instagram que je vois trop ce contenus de cette personne, et que je ne veux plus le voir. Depuis, je n’ai aucune idée de ce qui se passe sur la planète Sézane, et je ne ressens plus le besoin d’aller sur leur site entre midi et deux, en mangeant mon plateau-repas devant mon écran d’ordinateur.

Je parle de Sézane mais il faudrait décliner cet exemple à toutes les marques qui développent une stratégie similaire sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui, je vis mieux désormais l’appel à la (sur)consommation inhérent à Instagram. Même si je ne suis pas encore parfaite dans mes choix de consommation, ceux-ci s’améliorent. Prendre un chemin plus durable m’a permis de réfréner mes impulsions d’achat, de les différer dans le temps (je vous donnais quelques astuces ici), pour moins et mieux consommer. Et surtout pour moins souffrir de la frustration que peut occasionner la fréquentation quotidienne d’un tel réseau social.

Quelques astuces pour relâcher la pression

Je vais bien entendu vous épargner le théorique “RESTE FORTE ET RÉSISTE”.

Pour relâcher la pression face à l’Appel de la consommation, on ne peut pas passer par 4 chemins :

Observez, pour identifier les comptes qui vous frustrent plus qu’il ne ne vous font du bien.

Se désabonner. Non, vous ne trahirez pas la marque ou ladite personne, vous vous protégez. Et lorsque le vase s’est vidé, vous pourrez toujours vous réabonner, pour le meilleur cette fois 😉

– Pour les posts sponsorisés, saisissez l’opportunité qui vous est donnée de pouvoir indiquer à Instagram que vous ne voulez plus voir ce type de contenu.

Il y a aussi la “digital detox”, mais ces manières plus radicales sont aussi celles qui durent le moins dans le temps. Et surtout, elles vous couperaient d’une mine d’inspirations !

À VOUS : quel est votre rapport avec Instagram ?

J’ai hâte d’échanger avec vous sur le sujet !
À bientôt,
Estelle

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22 Commentaires

  1. Mélanie
    25 novembre 2018 / 14 h 01 min

    Hello,
    Ah oui frustration est bien le terme ! Combien de fois ai je pu le ressentir et encore maintenant parfois…
    C’est d’autant plus difficile que pour le moment la mode durable équitable ne propose pas de pièces qui me correspondent vraiment et c’est bien souvent inabordable y compris pour des matières synthétiques…
    Je suis peut être difficile mais je ne suis pas prête à mettre 100€ dans un top en synthétique aussi made infrance soit il.
    Alors je sais que le chemin sera long mais petit à petit je ralentis ma consommation moi aussi.
    En tout cas merci pour ton article c’est toujours un vrai plaisir de te lire.
    Très belle journée

    • Someplacecalledhome
      Auteur
      26 novembre 2018 / 10 h 29 min

      Hello Mélanie !

      Je comprends totalement ce que tu ressens, ça me fait penser à un billet d’ailleurs, que j’avais écrit il y a quelques mois. La mode responsable est un chouette concept, c’est sûr, mais on n’en est encore qu’aux balbutiements. Du coup, difficile d’allier “éthique et chic”, la plupart de temps.

      Prendre conscience qu’on a envie de prendre du recul avec la surconsommation, c’est déjà un grand pas. Ça permet d’analyser et de moins consommer dans l’urgence de l’envie, la frustration 🙂

      À très bientôt,
      Estelle

    • louise
      28 novembre 2018 / 15 h 10 min

      D’autant que la plupart du temps, c’est pas du made in france, par exemple, sézane ne fabrique pas en france, j’ai acheté un gilet sézane bousillé par un collier fin, 270€ à la poubelle ! Maje c’est pareil, c’est pas de la qualité, maje fabrique aussi dans des pays de bip, on prend le bobo pour un gogo, ou le gogo veut se prendre pour un bobo, je ne sais pas, ce qui est sûr c’est qu’on nous prend pour des “bip” et pour ma part c’est fini, je serais prête à mettre cher pour du fabriqué en france car ça coûte cher à produire et par exemple, ça me dure très longtemps (j’ai un sac made in france qui m’a fait plus de 20 ans) ! Mais plus personne ne fabrique en france aujourd’hui j’ai l’impression ! bises

  2. Carole
    25 novembre 2018 / 17 h 25 min

    Bonjour Estelle, merci pour ton post.
    De mon côté je dois avouer que je n’ai pas de soucis pour résister et être forte. Ton exemple de Sezane est bon et je ne suis pas dupe de leur image market. Il fait vendre faire du chiffre, grossir… à mes yeux la marque est inspirante et j’apprécie de la suivre. Mais, je couds, je tricote quand j’en le temps, et du coup je ne peux pas dépenser 100 balles dans une robe que, je suis capable de coudre pour 20. J’ai le même fonctionnement avec toutes les marques textiles. Foncièrement, j’ai vraiment beaucoup de mal. Alors j’ai une petite garde robe de vêtements indémodables et que j’adore! Voilà mon retour. Bonne soirée, Carole

    • Someplacecalledhome
      Auteur
      26 novembre 2018 / 10 h 36 min

      Hello Carole,

      Merci pour ce partage ! La couture (et le tricot) est en effet une belle aventure qui permet de replacer de la valeur dans le vêtement.
      À bientôt,

  3. Mathilde
    26 novembre 2018 / 9 h 11 min

    Super article Estelle !! Je dirai que je ressens aussi la même chose sur la vie parfaite des gens qu’on voit défiler à longueur de temps sur les réseaux sociaux. Parfois j’ai beau me dire que c’est juste une image sortie du “contexte” de la vraie vie, j’ai le sentiment d’une grande frustration et l’impression d’avoir la vie la plus banale et triste qui soit ! Si tu ajoutes à cela un petit coup de mou ou de déprime passagère et tu tombes en dépression avancée !!!! C’est le paradoxe de la vie d’aujourd’hui, on a tout pour être heureux, et on trouve le moyen d’être frustrée. L’impression de vouloir plus pour combler un vide. Coté surconsommation je suis loin de tout ça. Je me suis désabonnée de beaucoup de comptes où les looks étaient nouveaux tous les jours. ça me rendait folle non pas de ne pas ressembler à ces filles, mais de voir autant d’argent dépensé pour juste un post instagram ou de blog. Depuis plus d’un an je ne dépense qu’en seconde main ou de fabrication européenne ou éthique ou je couds moi même. Bisous mathilde (@matpoupouille)

    • Someplacecalledhome
      Auteur
      26 novembre 2018 / 10 h 41 min

      Hello Mathilde,

      Ravie qu’il te plaise !
      Disons qu’Instagram rassemble les personnes qui aiment sublimer la réalité à travers la photo, c’est comme ça que je le ressens. Du coup, on ne met pas l’accent sur le banal du quotidien, ou alors on le rend Instagramable. Le tout est effectivement de prendre de la distance. De ce point de vue, je trouve que les stories permettent aussi de casser l’image lisse des posts, de se raccrocher à ce qui est plus réel, moins parfait !

      Depuis que je suis des blogueuses qui ont un style superbe avec du vintage, j’ai de plus en plus envie de m’y mettre. Shopper des vieux vêtements griffés ou non, et trouver de nouvelles manières de voir la mode ! Allié à la couture, bien entendu 🙂

      À très vite,
      Estelle

  4. Margaux 3petitschats_
    26 novembre 2018 / 10 h 04 min

    Ta chemise est trop belle !
    Merci pour ton article, je suis bien d’accord avec tout ce que tu dis; je me rends compte que balzac c’est un peu pareil que Sezane
    Pour moi ça a été très dur a gérer car j’aime beaucoup la mode même si au final je m’habille simplement. Du coup j’adore instagram car il te donne plein d’idées et te fait connaitre des petites marques sympas. Sauf que en effet tu vois ces nanas (très gentilles ce n’est pas le propos) qui enchaînent les vêtements tous canons et que toi aussi tu aimerais avoir pour la plupart. Et tu vois ces files qui ont 10 manteaux et qui s’en rachètent 1à l’hiver d’après. et la je me dis wahou, il est beau celui la, celui la aussi… mais moi j’ai toujours été élevé avec 1 manteau l’hiver du coup même des pièces qui jusque là ne me semblait pas importantes, tu te dis que tu dois tout avoir en 10. En effet, la frustration est énorme, tout comme le budget. Autant dire que j’ai un salaire classique, je n’ai pas à me plaindre mais je ne peux pas faire des folies, alors non je prends sur moi car je ne peux pas tout acheter.
    Comme l’a dit une fille au dessus, aujourd’hui ca me dérange même de voir ces filles autant consommer et desfois j’aimerais leur demander ce que ca leur fait d’avoir autant; de consommer autant etc.
    C’est même allé loin dans mon cas car tu vois toutes ces filles afficher un sac a main a 1000€ et tu commences a trouver ça normal de vouloir un sac Chloé ou YSL alors que clairement sans instagram ça ne me serait jamais venu a l’esprit. Mais non; pour moi mettre la moitié de mon salaire et prendre sur mon budget impôt / vacances j’ai du me rappeler que ce n’était pas normal.. j’ai fait un vrai travail en me disant que je n’en avais pas besoin etc.
    Et puis j’ai un peu analysé tout cas. En effet il y a les articles où elles sont payés mais il y a aussi les nombreux articles offerts qu’elles peuvent porter. Certaines commencent à le notifier. Et là tu te rends compte que finalement cette fille a autant de choses car on lui en offre une partie.
    La seule chose que je reproche a ces filles c’est de revendre les articles qu’on leur a offert à un prix quasi pas rabaissé par rapport au prix de base… je trouve ça un peu petit… en effet je me dis que si je faisais ça, m’acheter un sac de luxe ne serait plus un problème.
    Depuis 1 an je n’achète plus rien de neuf. A la base c’était notamment pour pouvoir m’offrir des pièces que je pouvais difficilement m’acheter neuves.
    Maintenant c’est aussi car je me dis que les autres achètent suffisamment pour que je trouve mon bonheur sans acheter neuf, et aussi pour moins participer a cette surconsommation.
    Ensuite j’ai découvert la couture (tout récent) et le fait de mettre du temps a confectionner tout toi même ça te donne envie de plus t’investir aussi dans ce que tu portes (même si je suis d’accord que ce n’est pas parfait et qu’il y a aussi cet engrenage avec la couture de s’influencer et de craquer sur les patrons, les tissus etc). Mais je trouve ça assez sain. Pas de pression, j’ai ouvert mon compte car c’est une vraie source d’inspiration et j’avais du mal a trouver des choses modernes sans ca. Et puis ça me motive aussi de voir plein de belles créations, ça me donne envie de m’améliorer. Mais je ne suis pas en train de coudre pour afficher du contenu, c’est vraiment du partage et de la bienveillance. (c’est notamment toi qui m’a donné envie de coudre !! :))
    En tout cas aujourd’hui j’ai fait un tri sur mon instagram et même si je suis toujours influencée et tentée, j’ai mis beaucoup de distance avec tout ca. Je ne sais pas si c’est aussi le fait d’avoir pour projet de faire un enfant, mais ce coté très matériel ne m’intéresse plus et je cherche a être plus responsable; que ce soir au niveau de la mode ou même pour la vie de tous les jours.
    En conclusion la couture et le seconde main au niveau habillement me satisfait beaucoup ! Et j’ai complètement pris un virage, aujourd’hui sans chercher a avoir une garde robe minimaliste je cherche a ce qu’elle soit responsable et m’axer sur des pièces classiques, fortes, indispensables et que je mets au quotidien

    (Excuse moi pour ce roman ca me fait tellement de bien de pouvoir ecrire tout ca !!!)

    • Someplacecalledhome
      Auteur
      28 novembre 2018 / 12 h 19 min

      Hello Margaux,

      Merci pour cet avis ! Effectivement, Instagram (et plus largement la publicité) peuvent rapidement donner l’impression que certaines pièces sont nécessaires à notre survie. Le fait de faire des ventes tel jour telle heure en est un sacré exemple. C’est envoyer le signal : attention, si vous ne vous connectez pas à telle heure tel jour, vous prenez le risque de manquer LA pièce qu’il vous faut. Sérieux ?!
      C’est super d’avoir la capacité d’analyser et de prendre du recul – et je suis certaine que ton beau projet en perspective t’aide effectivement à prendre de la distance par rapport à ces choses futiles 🙂 Je vais aussi prendre le chemin du seconde-main. C’est un pas que je n’arrivais pas à passer car j’ai l’habitude du neuf, mais plus je vais sur Vinted, plus je me rends compte que la majorité des vêtements revendus sont portés deux ou trois fois !

      À très bientôt, ravie que ce billet t’ait permis de déverser ce que tu avais sur le COEUR !
      Estelle

  5. 26 novembre 2018 / 11 h 21 min

    Hello,

    Quand je tenais mon blog mode, ces questions m’étaient apparu rapidement. Entre les tenues et les photos c’étaient devenu insupportable. J’ai dû tout simplement m’arrêté.
    Pour Instagram, en vérité, je suis très peu de personnage et j’y passe en général moins d’une heure….

    • Someplacecalledhome
      Auteur
      28 novembre 2018 / 12 h 19 min

      Bonjour Sabrina,

      Je crois que c’est effectivement le lot de beaucoup de personnes sur Insta et les blogs.
      Prendre de la distance, c’est le secret !
      à bientôt,

  6. 26 novembre 2018 / 13 h 17 min

    Personnellement, j’adore Instagram ! Ce que j’aime surtout c’est suivre les blogueuses voyages et voir de magnifiques paysages ^^. Il y a quelques années je me laissais pas mal influencée sur mes achats beauté et autres, mais c’est vrai que maintenant c’est plus vraiment le cas (ou c’est très rare !) et je sais faire la part des choses 🙂

    • Someplacecalledhome
      Auteur
      28 novembre 2018 / 12 h 20 min

      Bravo à toi ! Je trouve aussi qu’Instagram est malgré tout un réseau incroyable. J’adore la photo, et je trouve ça tellement enrichissant. Voir toutes ces photos invite vraiment à se dépasser. C’est super chouette 🙂

  7. 26 novembre 2018 / 14 h 27 min

    Je crois que mon rapport est assez sain avec Instagram, tout simplement parce que pour l’instant je n’ai pas énormément d’abonnés donc j’ai moins de pression.

    • Someplacecalledhome
      Auteur
      28 novembre 2018 / 12 h 21 min

      Bravo à toi ! Je pense que plus le réseau se “marketise”, plus les gens prennent de la distance, sont moins dans l’achat immédiat 🙂

  8. 26 novembre 2018 / 19 h 22 min

    Merci pour cet article. J’ai découvert IG car je couds beaucoup. Au bout de quelques mois, j’ai ressenti beaucoup de frustration et un sentiment de vide et de perte de temps. J’ai fermé mon compte et je me tiens informée en lisant les blogs que je trouve beaucoup plus qualitatifs.
    J’ai retrouvé depuis beaucoup de temps et de creativité !

    • Someplacecalledhome
      Auteur
      28 novembre 2018 / 12 h 22 min

      Bonjour Florence,

      Je suis tout à fait d’accord. J’adore IG, je ne me vois pas le quitter, mais ce qui a encore plus de sens à mes yeux, c’est les blogs. Là, on retrouve vraiment une valeur ajoutée.
      À bientôt,

  9. Martine16
    26 novembre 2018 / 20 h 47 min

    Coucou Estelle, moi je consulte pas mal Instagram, j’aime notamment suivre des bloggeuses de mode, de loisirs créatifs, de voyages… Ce qui m’attire, c’est l’esthétique de la photo, son originalité, l’atmosphère qui s’en dégage. Je suis également certains mannequins lors de la fashion week, j’adore découvrir ce qui va jaillir de l’imagination de ces grands couturiers. Je ne me sens pas frustrée du tout de ne pouvoir acheter toutes ces merveilles (ou pas !), ca ne fait pas partie de ma vie à moi. De plus, je résiste au Diktat de la surconsommation. Par contre, Insta est une source d’inspiration, je note une idée de col, de manche, de décolleté, que sais-je, et peut être un jour me lancerais-je dans la couture pourquoi pas grace à tes conseils.
    Le principal avantage d’Insta pour moi, c’est de donner une première impression, que j’approfondis ensuite en visitant le blog associé.
    Bien sur, il y a ce côté superficiel, irréel, ou la vie est plus belle sur les photos qu’en vrai, et comme tu le dis les stories permettent de lever le voile parfois sur des journées pas si parfaites !
    Enfin, j’approuve ton article que je trouve nécessaire et utile, pour démystifier un peu tout le milieu d’Insta.
    Mais un peu de rêve ne nuit pas ! Car n’est-ce pas, on peut rester bouche bée devant un tableau sans tomber en dépression parce qu’on ne peut pas l’accrocher sur son mur.
    Au pire on s’achète une copie, ou on le peint. Pareil pour la mode, si on ne trouve pas un vêtement ressemblant, on peut toujours essayer de le coudre.
    Sur ces impressions, que j’espère pleines de sagesse et de bon sens, je t’embrasse.

    • Someplacecalledhome
      Auteur
      28 novembre 2018 / 12 h 26 min

      Hello 🙂

      Que de jolis mots ! Je partage d’ailleurs entièrement ton avis ! Instagram pousse à oser, ce qui est un vrai enrichissement à titre personnel. Et puis je crois qu’on a tous besoin de voir le BEAU, cela met du BAUME au coeur ! Le tout est de prendre le recul nécessaire pour faire la différence entre internet, et la réalité.

      À très bientôt,
      Estelle

  10. Alice pellegrini
    28 novembre 2018 / 7 h 34 min

    Bonjour,

    Merci pour cet article. Je me reconnais totalement dans ce sentiment de frustration. D’ailleurs, je vais de ce pas supprimer quelques abonnements 😊.
    Certains comptes sont certes inspirants, mais nous donne l’impression que nous manquons toujours de quelque chose. Pour l’anecdote, j’ai failli acheter un fauteuil hors budget pour moi il y a peu. Je le voyais partout sur Instagram et j’ai fini par me convaincre que j’en avais besoin et que c’était un bon investissement. Sauf que j’ai deux enfants en bas âge, et qu’avant d’acheter un fauteuil design qui ne fera pas deux jours sans être tâché, il faut que je réinvestisse dans un canapé familial par exemple. C’est mon conjoint qui m’a remis les pieds sur terre. Autre exemple, j’ai acheté un gilet des petits hauts car à force de les voir sur Instagram toujours, j’ai fini par trouver normal de mettre 200 € dans une maille…
    C’est terrible de se rendre compte qu’on est si influençable…
    Et ce sentiment d’être une mauvaise mère car on n’habille pas son enfant de 5 ans avec telles ou telle marque et que notre maison est un vrai bordel, avec des jouets partout !
    Il faut réussir à capter le moment où la frustration est plus importante que le plaisir et faire une pause pour se recentrer sur soit, sur sa vie…
    Je l’ai déjà fait mais je me suis à nouveau faite happée par la machine sans m’en rendre compte.

    Merci encore pour cet article !

    Bonne journée
    Alice

    • Someplacecalledhome
      Auteur
      28 novembre 2018 / 12 h 42 min

      Bonjour Alice,

      Merci pour le partage d’expérience. Instagram projette une vie à la fois réaliste et rêvée, dans laquelle trouver sa place n’est pas toujours aisé. J’ai aussi craqué sur des vêtements parce que je les trouvais chouette dans une tenue, un shooting… Dans la vraie vie, ce n’est pas TOUJOURS le même effet 😉

      Il ne faut pas se culpabiliser : chacun fait comme il peut et selon ses moyens.
      À très bientôt,
      Estelle

  11. christelle
    28 novembre 2018 / 12 h 09 min

    Tres bon article qui fait reflechir. Je suis d’accord a 100%. Sezane est un super exemple car je suivais cette fille a ses debuts quand elle revendait des vetements vintage sur son blog puis quand elle a debute sa marque, elle avait alors un style particulier bien a elle et un gout certain. Puis la marque s’est developpe et c’est devenu un vrai business, je trouve que la creatrice y a un peu perdu son ame, rentabilite oblige…trop de modeles, trop de collection un style certes sympa mais moins personnel et des ressemblances avec d’autres marques…notamment avec les pulls et la marque des petits hauts…qui copie qui? je pense qu’a un moment donne elle n’a sans doute pas eu le choix, il doit y avoir certaines contraintes qui menent a sa dans l’industrie textile mais c’est dommage. Du coup pour moi c’est devenu une marque comme une autre, certes certaines pieces sont tres jolies mais il n’y a plus de valeur ajoutee, c’est juste du business, vendre un max et cher… et comme l’a dit quelqu’un plus haut, je n’achete rien de neuf dans ces marques, juste sur des sites de seconde main. C’est foules pieces qu’on y trouve portees seulement 1 ou 2 fois!! je trouve la demarche d’acheter ainsi ecolo et responsable et ca me permets d’acheter des vetements que je ne pourrais pas me payer (ou seulement 1 de temps en temps). Apres insta est pour moi un joli tableau d’inspiration, avec des belles photos tres esthetiques…une vitrine, rien de plus…j’essaye aussi de debuter la couture et c’est vrai que ca fait relativiser et reflechir sur les couts et les conditions de fabrication du pret a porter. Merci pour votre blog que j’ai decouvert il y a peu et qui est est a la fois inspirant et intelligent

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