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Booster sa vie sociale // Happiness Project / Blog lifestyle some place called home estelle

Qu’il est facile de se laisser prendre par le quotidien, métro-boulot-dodo, et de profiter de chaque instant calme et libre pour rester chez soi, TRANQUILLE… Je suis hyper-casanière : je me sens très bien chez moi, j’ai toujours plein d’activités à faire, bref, sortir, rencontrer du monde, aller dans un bar… tout cela me demande un effort sur-humain !  Ce comportement a bien entendu été renforcé avec mon arrivée dans la vie active – il y a trois ans, tout de même… – car j’étais vraiment vannée après neuf heures passées à travailler à fond… J’étais également en télé-travail, ce qui limitait les interactions, et j’arrivais dans une nouvelle ville

Depuis quelques mois, je  sens bien que je me complais dans ce renfermement sur moi-même (et sur la famille) au détriment de mes relations amicales. Pour tout vous avouer, ça ne me semble pas un problème en soi : tout ce que je fais à la maison me rend particulièrement heureuse, mais je me suis dit que je pourrais faire un petit effort pour voir si booster ma vie sociale m’aidait à me sentir plus heureuse ! C’est pour cela que je l’ai inscrit dans mon programme de Happiness Project (après L’Amour, Le blog & le Job). PREVIEW : ça n’a pas été du gâteau…

Mes objectifs

Prendre à nouveau du temps pour mes amies : la distance est une donnée dont il est difficile de s’affranchir – surtout avec les prix pratiqués par la SNCF… Avec les divers moyens de correspondre de manière instantanée, on se complait facilement dans des contacts qui finissent par ne devenir que virtuels. C’est déjà bien, penser à s’envoyer des textos, prendre des nouvelles, s’envoyer des photos… Mais, aux dernières nouvelles, cela ne remplace pas la vraie rencontre. L’un de mes objectifs était donc de m’affranchir de mon téléphone et de matérialiser mes rencontres avec mes amies ! 
Modus operandi : dire « oui » à chaque fois que l’on me propose une sortie, voire l’initier moi-même ! Ne pas me défiler…Lancer un « social calendar » d’évènements !

Me recréer un cercle dans ma nouvelle ville, ici, à Paris : je me doutais bien que cet objectif serait difficile à mettre en oeuvre. Ce n’est malheureusement pas au travail que je vais me constituer ce cercle (pas vraiment la même génération ni les mêmes centres d’intérêt), et après divers essais infructueux de m’inscrire dans des studios de danse où les gens parlent entre eux… je partais un peu défaitiste. Heureusement, le blogging m’amène un lot de très jolies rencontres : je me suis tout de suite dit qu’il fallait suivre cette piste 😉
Modus operandi : dire « oui » lorsqu’on me propose une sortie (dans la limite d’une par semaine, cela ne devait pas devenir une obligation). Voire initier une rencontre !

Apprendre à aimer ces moments de rencontre et d’échange : comme je vous le disais au début de cet article, je suis casanière, et sortir de chez moi me demande un effort sur-humain. J’ai le sentiment de devoir me surpasser, vu la fatigue induite par le boulot. J’ai aussi le sentiment que mon temps aurait pu être rentabilisé par mille autres manières (m’occuper de l’intendance à la maison, bosser sur un blog-post ou un projet couture, faire de la danse ou du yoga). Il me fallait apprendre à lâcher du lest, et comprendre que voir des amies est aussi important pour mon équilibre au quotidien : que cela peut s’apparenter à un moyen de se détendre !
Modus operandi : noter mes impressions pré-rencontre et post-rencontre pour bien mettre noir sur blanc que ces moments sont agréables !

– Déculpabiliser :  comme je suis quelqu’un d' »entier », qui voit le monde en tout blanc ou tout noir (j’exagère à peine)… consacrer du temps à mes amies, c’est faire le choix de ne pas consacrer de temps à L’Amoureux. Très clairement, je culpabilise de le laisser quelques heures à la maison… alors que, bien évidemment, cela ne le dérange pas du tout, et je m’avance même en disant qu’il doit apprécier ça, comme j’apprécie parfois d’être seule à la maison une heure en rentrant du boulot pour mener toutes mes petites affaires. 
Modus operandi : la méthode Coué… « non, je ne trahis pas L’Amoureux en acceptant de diner avec une amie » 😉

Mon bilan 

Plutôt en demi-teinte… même si clairement, j’ai joué le jeu et ai appris à dire « oui » sans me défiler au dernier moment aux rencontres que l’on m’a proposées… J’ai d’ailleurs même initié certaines rencontres – et un évènement en grande pompe, la Housewarming Party que je vous ai fait vivre à travers le blog !

– Prendre à nouveau du temps pour mes amies : cette partie a finalement était la plus facile ! Les liens étaient déjà là, existants. Il ne suffisait que de les réactiver, les entretenir, les chouchouter ! J’ai ainsi pris le temps de partager un déjeuner sushis avec une amie, de renouer avec des relations un peu distendues, de programmer des évènements pour le mois prochain, BREF… j’ai été plus présente, globalement, et ça m’a très clairement rendue heureuse. Je me suis sentie entourée… C’est un sentiment très précieux ! Quant aux personnes avec qui une rencontre physique n’était pas possible dans l’immédiat (agendas capricieux), j’ai fait l’effort de venir encore plus souvent aux nouvelles. Là aussi, je me suis sentie plus heureuse et me suis vraiment dit qu’il serait bête de laisser ces amitiés se distendre avec le temps et la distance ! 

– Me recréer un cercle dans ma nouvelle ville : là, c’est moins facile, forcément, car TOUT est à créer. Je partais en plus avec une sacré inhibition, car je n’ai jamais aimé devoir « me faire des amis ». Enfant, c’était d’ailleurs ma plus grosse hantise : j’avais peur de ne pas plaire, qu’on me rejette, qu’on se moque de moi. BREF… je n’étais pas de celles qui arrivaient dans un camp de vacances et revenaient avec une bande de copains pour jouer en un tour de mains ! Heureusement, la blogosphère m’apporte chaque jour son lot de belles rencontres – même si toutes ne se matérialisent pas, forcément ! Bizarrement, je ne me suis jamais sentie aussi entourée. J’échange avec des personnes qui ont la même passion sur des sujets qui nous intéressent mutuellement. 

– Apprendre à aimer ces moments de rencontres et d’échanges : comme d’habitude, le positif amène le positif. C’est un cercle vertueux. On commence par trainer des pieds lorsqu’on doit traverser Paris de long en large, puis finalement, on passe un bon moment, et on se dit qu’on a hâte de recommencer. Le suivant se passe aussi bien, le troisième également. On perd ses craintes, et l’effort de sortir de chez soi parait petit à petit moins insurmontable ! Je ne suis pas encore arrivée à cette dernière étape, mais j’y travaille 🙂 Après chacune de mes rencontres, il est clair que je n’avais que du positif à noter dans mon petit carnet spécialement prévu pour l’occasion !

– Déculpabiliser. Au début du mois, je croyais que ce serait vraiment un problème. Au fil du temps, je me suis aperçue que ce n’était pas grave, et que nous avions plein de moments à partager avec L’Amoureux, même si je m’absentais (et lui de même). Nous essayons de coordonner nos agendas, comme ça nous nous préservons aussi du temps à deux. En revanche, c’est vis-à-vis de toutes les choses que je ne faisais pas mais que j’aurais pu faire si je n’avais pas mangé de sushis que ça a été plus difficile. J’y travaille encore… 

***

Je crois que pour la première fois dans le Happiness Project, j’ai ressenti ce qu’avait pu ressentir Gretchen Rubin dans son expérience. On se dit qu’on aimerait booster sa vie sociale car c’est quelque chose qui, culturellement, est très valorisé : on DEVRAIT aimer passer du temps, tout le temps, avec des amis. Je dois bien me rendre à l’évidence : mon tempérament casanier me demandera toujours de faire un effort supplémentaire pour sortir de chez moi et rencontrer des amis. Alors plutôt que d’avoir une vie sociale hyper-active, je crois que je dois avant tout respecter ce qui me plait et me plait moins, ce qui me parait possible ou impossible. Voir des amies, oui, peut-être pas au rythme que la société valoriserait, mais au rythme qui me conviendra ! 

***

Etes-vous plutôt sociable ou casanière ?
Quels moyens avez-vous trouvé pour vous créer de nouvelles relations dans une nouvelles villes ?

À très vite,

Estelle

Le programme des prochains mois !

Novembre : HOME SWEET HOME

Parce que c’est le premier endroit où nous passons le plus de temps, parce que c’est le lieu où nous vivons, nous reposons, rions avec notre famille, parce que tout nous y est possible, permis, réalisable. Je veux être absolument heureuse chez moi !

Décembre : MONEY

C’est un sujet abordé par tout le monde : l’argent fait-il le bonheur ? « Non, mais il y contribue« , entend-on souvent. Mon salaire n’étant pas extensible – à mon grand regret 😀 – je souhaite apprendre à dépenser au mieux, selon ce qui compte vraiment pour moi. Ne pas me disperser en trop d’achats futiles, que j’oublierais à peine passée la porte du magasin !

Janvier : LA POSITIVE ATTITUDE

Je vous en parlais, même si je suis une personne très positive, j’ai la fâcheuse tendance à ruminer, m’angoisser, me mettre en colère, ne juger que sur les résultats, à me plonger parfois dans une profonde nostalgie. Ce mois risque d’être assez difficile, mais je lance le défi !

Février : MON RYTHME DE CROISIÈRE

On ne saurait louer assez l’importance du sommeil, d’avoir une bonne hygiène de vie, de se dépenser… Ce mois-ci devrait me donner un coup de boost instantané ! Je ferais bien de prévoir d’ores et déjà ma tenue pour mes séances Yoga !

Mars : GROW UP !

C’est sans doute la partie la plus difficile à avouer… malgré mes vingt-six printemps – ça fera 27 d’ici là… – j’ai encore une bonne palette de comportements assez enfantins. Je boude (un peu trop souvent), je râle, je souffle, j’ai une petite tendance à faire quelques caprices – juste pour voir à quel point on m’aime… BREF. En mars, j’entre dans l’âge adulte (enfin, pas trop, il ne faut pas oublier le FUN de la vie 🙂 ! )

Avril : LOOSE CONTROL

Vous le savez sans doute depuis le temps, mais je suis une vraie control freak. Je flippe dès que tout n’est pas sous mon commandement… ce qui peut poser quelques problèmes pratiques, par exemple, lorsque je prends l’avion ! Evidemment, cela m’angoisse au plus haut point parce que c’est quelque chose que je ne comprends pas malgré mes nombreuses lectures sur le sujet (comment un objet de X tonnes peut voler ?), et que je ne contrôle pas (quoi ? Je ne peux pas piloter l’avion moi-même…?). Je me rappelle pourtant avoir un jour voulu faire le tour des destinations paradisiaques, il y a de ça quelques années… 

Mai :  L’AVENIR

Appréhender l’avenir, la finitude, le temps qui passe sans me plonger dans une dépression momentanée... Difficile tâche, heureusement, Gretchen Rubin y consacre un chapitre entier… je piocherai volontiers dans ses astuces !

Juin : GRANDIR 

Pousser toutes mes résolutions et mes envies pour l’avenir un cran plus loin. Ce que Gretchen appelle « atmosphere of growth » : car le processus, la croissance, sont aussi importants que le RÉSULTAT. 

Juillet : SECRET

Ceux d’entre vous qui ont lu le livre de Gretchen devineront peut-être… mais pour le moment, je tiens à garder cette résolution très secrète ! Il s’agit d’un défi génial qui me tiendrait très à coeur, mais je ne vous en dis pas plus pour le moment… !

6 Comments

  1. Hello Estelle !
    Tout comme toi, je suis très TRÈS casanière ! Lorsque je travaillais encore à l’extérieur et que j’avais des journées bien remplies, si je devais sortir le soir cela me déprimait presque car je n’avais l’impression de ne pas avoir de temps pour moi ! De plus j’ai quitté la région parisienne il y a eux ans, et les amis que je voyais alors toutes les semaines, je les vois désormais tous les 4,5 mois… ! Enfin, je comprends ce que tu peux ressentir vis à vis de ton amoureux ! Je ressentais exactement la même chose. Désormais, cela fait presque 9 ans que nous sommes ensemble et au contraire, nous adorons faire des choses ensemble, mais aussi chacun de son côté, on trouve cela très enrichissant !

    C’est extrêmement important de garder contact avec les gens qui comptent pour nous. Mais je pense qu’il faut aussi s’écouter, respecter son tempérament, écouter son corps si l’on est fatiguée… C’est un juste milieu à trouver, ne pas se forcer, ni les délaisser !

    Passe une belle journée
    Nastasia

    • Someplacecalledhome Reply

      Hello Nastasia,
      Merci pour ce partage d’expérience : je ne peux qu’acquiescer 🙂
      à bientôt,
      Estelle

  2. Si tu veux rencontrer de nouvelles personnes, je serai ravie de te payer un café un jour, ou de te faire goûter la Coupe Ladurée, à chacun de mes rendez-vous avec deux autres amis, dans le fameux salon de thé rue Royale. Elle est à base de marrons glacés et brisures de marrons, chantilly… Un délice, je ne prends jamais autre chose quand j’y vais.

    Bref, prends soin de toi, bisous !

    • Someplacecalledhome Reply

      Huuum, ça a l’air délicieux ! Je n’ai jamais testé les pâtisseries Ladurée d’ailleurs…

  3. C’est fou comme je me retrouve dans ton article, je suis exactement pareil.
    Prendre du temps pour moi, à la maison, faire les choses que j’aime (mes 234576 passions) me rend plus heureuse que de passer du temps avec une amie. Au début, je me disais que j’avais un sérieux soucis, mais finalement non, on est tous différents et on a tous une conception du bonheur différente. Moi un après-midi cuisine, un voyage en solitaire, bosser 3h de suite seule sur le blog me rend heureuse, pour d’autres c’est une soirée alcoolisée entre amis !

    Des bisous,

    • Someplacecalledhome Reply

      Hello !
      Je me suis tellement retrouvée dans tes 234576 passions : je suis exactement pareil !
      Je crois qu’il faut surtout respecter ce qu’on est, et ce qu’on aime 🙂
      À bientôt,
      Estelle

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