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Hello Hello,

Ce billet n’était pas vraiment prévu. Il me trottait dans la tête depuis quelques temps certes, mais je ne me sentais pas encore prête à lui donner vie. Pas tout de suite. Il n’était pas complètement mûr, pas encore assez réfléchi. Puis il y a eu cette suite d’évènements, concordants, coïncidents. Les étoiles se sont alignées. Et il est devenu une nécessité.

Le film-documentaire The True Cost (sur Netflix) a sans aucun doute été l’élément déclencheur. Dans ce reportage, on entre dans les coulisses de l’industrie du prêt-à-porter. En gros, ce qui se cache derrière nos jupes à quinze euros. On parle du vrai coût de production de ces « choses » que les marques nous présentent comme indispensables : l’impact écologique, sanitaire, pour nous, mais surtout pour les personnes qui travaillent dans ces usines.

Alors, je vous l’annonce de but en blanc : la section « MODE » du blog va changer. Ce n’est pas tout à fait une révolution, plutôt un prolongement naturel du mouvement vers le bio amorcé il y a deux ans (l’alimentation, puis les cosmétiques, les produits d’entretien de la maison). Vous retrouverez toujours des looks, mais peut-être un peu moins souvent. Des wishlist un peu plus orientées. Je vous parlerai davantage des marques éthiques. Et de l’épineuse question du budget : comment acheter mieux à salaire égal ?

***

Pour tout vous avouer, j’étais de moins en moins à l’aise avec la direction que prenait la rubrique « mode » sur le blog… Pas au niveau du style et de l’esprit des photos bien entendu, mais au niveau des marques que je mettais en avant, ainsi que du rythme effréné d’achat requis pour alimenter mes publications.

Les marques. Au secours : on a perdu tout sens de l’humanité !

Cela n’est une surprise pour personne : nous vivons dans un monde de plus en plus individualiste, où l’humain et l’humanité se perdent peu à peu… L’industrie de la mode n’y échappe pas. Lorsqu’une entreprise décide de faire travailler telle usine plutôt qu’une autre, en général, un seul critère guide son choix : le prix que ça lui coûte. Et surtout pas les conditions de travail des personnes qui fabriquent les vêtements, ni d’ailleurs les effets sur la santé de ceux qui les portent. 

C’est l’aspect qui me met le plus en rogne. Depuis que je suis entrée dans la vie active, j’ai l’impression de ne voir que ça. Plus d’humanité au téléphone avec les « services-clients », ni avec les agences lors de la recherche d’appartement, ni au travail…J’en ai fait les frais, d’ailleurs : lorsque je cherchais du travail comme journaliste, j’étais considérée comme un pion, que l’on utilisait quand on en avait besoin, mais qu’on ne considérait pas comme une personne. Lorsqu’une boîte vous propose une pige tous les trois ou quatre mois alors que vous demandez un CDD – voire un CDI, cette boite ne vous voit pas comme un travailleur qui cherche rétribution pour avoir un minimum de confort (j’entends, un appartement supérieur à 20m2 passé 30 ans). 

Cette perte d’humanité dans les choses les plus basiques de la vie m’a profondément déprimée, je n’avais plus le même engouement. Plus le même espoir dans la société. Plus la même confiance en l’avenir. Aujourd’hui, je suis à la recherche de davantage de sens.

Pour la mode, je suis fatiguée de porter des vêtements dont je me lasse au bout d’un mois, de ne plus accorder aucune valeur à mes possessions, d’alimenter les profits de marques qui n’en ont clairement rien à faire de leurs prestataires, ou de leurs consommateurs.

J’ai envie de marques portées par des personnes qui ont des idées, qui révolutionnent la pensée, critiquent les modes de production. Des marques qui essaient de faire mieux que ce qui est proposé actuellement. Une consommation plus éclairée, plus engagée. Qui fait sens

Pression de blogueuse, fast vs slow fashion

Il y a aussi cet aspect du « blogging mode » auquel je n’avais pas pensé, en lançant Some Place Called Home. La quasi-obligation d’acheter, tout le temps, pour proposer de nouveaux looks. Les blogueuses et instagrameuses parmi vous le savent : pour exister, il faut publier. Sur Instagram particulièrement, le focus est tellement porté sur les choses qu’on se sent obligé d’avoir chaque jour quelque chose de nouveau à montrer.

Ces deux derniers mois, cette pression m’a clairement pourri la vie. J’ai atteint, paradoxalement, le summum de la frustration : je n’avais jamais autant consommé, et j’avais l’impression de ne pas avoir un dixième de ce que je voulais. Je vous épargne la pression sur mon portefeuille et mon niveau de vie : dès le 10 du mois (loyer, impôts et shopping décomptés), il me restait moins de cinquante euros pour les vingt jours suivants… J’avais de vrais moments de blues, au bord des larmes, ne sachant que faire.

Tout ça pour quoi ? Des choses que je jetterais ou tenterais de revendre le mois suivant…

Vers des modes de consommation plus éthiques

Bien sur, je ne prétends pas que les prochains mois n’apporteront pas leur lot de contradictions. Changer son mode de vie ne se fait pas en un jour. Je ne vais pas  courir, à la publication de ce billet, vider mes armoires de toutes les pièces qui ne seraient pas éthiquement irréprochables. (je n’aurais presque plus rien à me mettre…)

Toutefois, j’ai vraiment hâte d’amorcer ce changement, petit à petit, et de vous en parler régulièrement sur le blog. Promouvoir ce mode de vie sur le blog, c’est plus que suivre une tendance. C’est, pour moi, reprendre petit à petit mon pouvoir de consommatrice, défendre un mode de vie et une vision, prendre part à la société civile, préserver la notion d’humanité

J’aimerais beaucoup avoir votre avis sur la mode éthique : est-ce quelque chose que vous avez déjà envisagé ? Dont vous vous sentez capable ? Auquel vous n’adhérez pas du tout ?
Quelles sont les raisons qui vous motivent à consommer « éthique » ?

À très bientôt,

J’espère que vous avez autant hâte de moi d’ouvrir cette nouvelle page du blog !

Estelle

 
Pour voir « The True Cost » >> Sur Netflix
Pour consulter leur site internet et agir >> https://truecostmovie.com

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21 Comments

  1. Bravo pour cet article et cette volonté de procéder à une transition au niveau de tes achats de vêtements.

    Je suis tout à fait d’accord avec toi pour ce qui est du réveil « fashion ». Il s’est fait lentement de mon côté après la découverte du minimalisme, du zéro déchet et de la couture. Maintenant je n’achète plus, je fais (ce qui n’a rien de très compliqué avec un peu de persévérance 😉 ).

    Et puis dans la société actuelle, il faut toujours un petit moment d’adaptation avant de se rendre compte que l’on vit mieux avec moins et que le plus important c’est les moments et non les choses que l’on accumule. Agir avec le porte monnaie et acheter de manière responsable et éthique reste le meilleur moyen de faire bouger les choses et de réveiller les consciences.

    Hâte de voir ces changements sur ton blog.

    Sandrine

    • Someplacecalledhome Reply

      Hello Sandrine !

      Ton message me parle complètement : tout d’abord, sur le côté slow fashion que tu as su adopter, bravo ! Je trouve qu’un achat maitrisé, pensé pour les bonnes raisons, a tellement plus de valeur. Aussi bien qu’on peut se dire, « en choisissant d’acheter telle pièce, j’ai contribué à un monde meilleur, à préserver les conditions de travail d’au moins une personne ». C’est assez gratifiant !

      Et sur le deuxième point, la couture ! Une amie m’a dit, il y a très peu de temps, « c’est bizarre, je te voyais bien coudre toi-même tes vêtements ! » C’est vrai que, paradoxalement, j’ai toujours aimé penser des vêtements, les dessiner, mais je n’ai jamais franchi le stade de les créer. Je crois que j’aimerais bien essayer 🙂 En tout cas, bravo à toi !

      Merci de ton soutien dans cette démarche.
      Hâte de vous en parler encore davantage,
      À très vite,
      Estelle

  2. C’est une belle résolution. J’admet y avoir songé, souvent. Mais mon budget ne me le permet pas. Au delà d’acheter tous les mois, sortir 100 ou 200€ pour une pièce, en tant qu’étudiante c’est un peu difficile…
    Bisous

    Pauline
    http://confidencesduneblonde.com

    • Someplacecalledhome Reply

      Hello Pauline,

      Effectivement, le prix peut sembler être un rempart. Je crois que c’est possible pour moi aujourd’hui car je consacrais, avant de faire le choix de vêtements plus éthiques, un budget de 200 euros par mois à la mode. C’est davantage la manière de consommer qui va changer, avec moins de pièces. C’est évidemment possible grâce à un certain niveau de vie, mais c’est aussi un choix (je consacre tant à la mode au détriment d’autre chose, forcément).

      Après, je me dis que plus nombreux nous serons à faire le choix de consommer éthique, plus les vêtements deviendront, peut-être, abordables (moins de coûts unitaires : on achètera du tissu « en gros »). Même si certains coûts resteront incompressibles (comme la main d’oeuvre).

      Je vais essayer de vous trouver rapidement des exemples de marques qui peuvent être une alternative aux vêtements conventionnels – respectant TOUS les budgets 😉

      Merci de ton mot,
      À bientôt,
      Estelle

  3. Pour moi aussi The True Cost a été un énorme déclic, je me suis dis « Je ne veux plus participer à tout ça ! » (du moins faire de mon mieux). Depuis je choisis chaque pièce de ma garde-robe en prenant l’éthique et les matières en compte, alors qu’avant je cherchais le plus petit prix. Du coup j’achète beaucoup moins, et j’adore chaque pièce parce que j’ai vraiment pris le temps de la choisir, alors qu’avant j’étais beaucoup plus dans la consommation compulsive.

    • Someplacecalledhome Reply

      Merci Manon de partager ici ton expérience : je ressens exactement la même chose que toi, regarder ces vêtements en me disant que j’ai agi pour un monde, et une économie, un peu meilleure. Cela redonne du sens et de la valeur à nos achats ! Et nous renvoie, je crois, une image gratifiante de nous même, en particulier si les valeurs « humaines » nous tiennent à coeur !

      À bientôt,
      Estelle

  4. Martine LAURENCON Reply

    Ton article est vraiment tres intéressant et jai hâte de lire tes prochains billets. Jai été vraiment interpellée par larticle sur les avocats. Je me doutais bien que tu en viendrais a ce genre d’évolution, bien sur pour des raisons economiques mais aussi parce quil me semblait bien qu’acheter pour acheter, juste pour montrer des looks atteindrait vite ses limites s’il ne s’y rajoutait pas des notions d’ethique et de responsabilite face a une consommation effrénée et aveugle. Bravo donc et a bientot. bises

    • Someplacecalledhome Reply

      Merci ! Je crois qu’il est important d’éclairer à ce sujet, et de le vivre également, quand cela devient une nécessité. Je me suis tellement plaint cette dernière année contre le manque d’humanité de certaines personnes ou institutions. TIME TO CHANGE ! Le meilleur moyen d’y répondre est de prouver une fois de plus par moi-même, que plus d’éthique et de respect est possible !

      J’espère maintenant pouvoir mener ce changement sans trop de difficultés… ! Mais je suis vraiment confiante !
      À très vite,
      Estelle

  5. Je me reconnais tout à fait dans ta démarche ! Pour moi, c’était la lecture du livre « No logo » qui avait été un déclic. C’est ce qui m’a conduit à la couture et au tricot (comme la lectrice un peu plus haut), d’abord pour mes loulous et puis pour moi-même. Alors clairement, chaque achat n’est pas parfait, on fait ce qu’on peut (le loulou qui n’a plus AUCUN pantalon non troué le vendredi soir, on fait face à la crise et on se rabat sur le prêt à porter) mais je me rends compte que même comme ça, j’achète moins (et je fais des lessives plus souvent, tout simplement).
    Je dirais que la couture (ou le tricot) t’apporte plein de choses. D’abord, un nouveau regard sur les vêtements (et leur qualité, je ne peux plus acheter chez H&M quand je vois comment c’est cousu) et sur leur prix (le jean à 10€, clairement, il y a un souci, je sais le temps que ça prend et ça paie à peine le tissu…).
    Et puis, la couture apporte tellement de liberté ! Tu peux regarder les collections les plus chères des plus grandes marques et t’en inspirer pour créer tes vêtements – c’est ce que j’appelle « vivre au dessus de mes moyens ». C’est comme ça que j’ai pu me tricoter mon « pull à 350€ » (pour 50€ de laine, et parfaitement à ma taille 😛 ).
    Enfin, je crois que cela apprend aussi la patience, le choix : même avec un peu d’expérience, tu es capable de créer beaucoup de choses, chaque pièce doit être pensée, les fournitures trouvées, le vêtement patiemment confectionné… Tu ne peux matériellement pas être dans la consommation compulsive (ou alors, de tissu 😛 ). Et mes loulous apprécient de choisir les coloris ou les imprimés qu’ils aiment « pour ne pas avoir les mêmes choses que tout le monde » ou au contraire « pour avoir ce que portent les autres au collège », ça marche dans les deux sens !
    Belle continuation pour cette démarche !

    • Someplacecalledhome Reply

      Bonjour Annette, et merci pour ce partage d’expérience ô combien enrichissant ! C’est drôle que tu parles de la couture, car j’en viens à me demander si ce n’est pas une activité qui me plairait, justement 🙂 Je comprends totalement que travailler toi-même tes vêtements a dû tellement t’apprendre sur le travail abattu derrière, et les prix proposés en magasin… même si personne n’est parfait !
      D’ailleurs, je trouve très important, lorsqu’on change de mode de vie, de rester ouvert et ne pas « s’emprisonner » ou devenir butté. Vivre 90% du temps selon ses nouvelles valeurs, en acceptantde revenir à quelques bonnes vieilles habitudes, par nécessité souvent, est déjà un IMMENSE pas de fait !

      Merci encore,
      À bientôt,

      PS : je mets dans ma pile le livre « No Logo » !

      • Je réalise que je ne t’ai pas demandé : tu connais la marque 1083 ? Ils ont fait le pari de fabriquer des jeans et des chaussures en France, avec du coton bio, je pense que ça pourrait te plaire : http://www.1083.fr

        • Someplacecalledhome Reply

          Effectivement, je ne connaissais pas ! Merci, je vais aller y jeter un oeil 🙂
          À bientôt !

  6. Je suis entièrement d’accord avec toi ! Justement, je chine quasiment tous mes vêtements.
    Je ne suis pas adepte du vintage, je chine donc des pièces récentes qui ont été dans des boutiques quelques mois plus tôt mais qui se retrouvent justement données ou vendues. Je suis donc 100% éco responsable ! Je comptais faire un article aussi sur ce sujet, merci de l’avoir abordé avec tant de clarté 🙂

    • Someplacecalledhome Reply

      Merci beaucoup Sarah : effectivement, ta méthode est une bonne alternative ! Je n’arrive pas à l’appliquer car j’ai vraiment du mal avec les vêtements de seconde-main… sans doute un vilain a priori ! En revanche, je donne beaucoup !
      A bientôt,

  7. Super billet!
    Je ne consomme presque plus qu’européen depuis 1 an et pour pas plus cher que du fast fashion! Je privilégie les créateurs et commerçants locaux, quitte à attendre les soldes pour pouvoir me les offrir. Quant aux autres marques, je les achète en destock ou en seconde main. Je privilégie toujours la qualité à la quantité, tant pis si je n’ai rien de neuf à présenter à mon lectorat, je m’en fous, je recycle mes pièces (et je les garde en moyenne 5 ans) pour composer de nouvelles tenues. Je blogue pour inspirer les gens pas pour les influencer dans leurs achats
    Rome ne s’est pas faite en un jour, mais avec un peu de bonne volonté et un sacré épluchage d’étiquettes, on y arrive. Quand je vois « made in China » je n’ai presque plus envie d’acheter…

    • Someplacecalledhome Reply

      Merci pour ton témoignage, qui fait du bien parmi la litanie de « l’éco-responsable est tellement plus cher ».
      J’adhère totalement à ta philosophie, merci de la partager ici !
      À bientôt,
      Estelle

  8. Je trouve cela super que tu fasses cette démarche. Mois je l’ai faite cet été, elle faisait déjà partie de mon mode de vie mais j’ai complètement arrêté d’acheté des vêtements. Car je n’en ai tout simplement pas besoin !
    J’ai commencé à aller de plus en plus chez Emmaüs, les dépôts ventes, les vides dressing, etc et au final je continuais à remplir mon armoire !! Bref, j’ai arrêté aussi.
    J’ai également fait l’acquisition d’une machine à coudre 😉 Mais pas pour faire des créa, pour faire de la récup et reprendre et réparer des vêtements que j’ai déjà.
    Quelques conseils pour toi : n’entre plus dans les magasins et ne regarde même pas les vitrines ! Au début cela sera dur et après tu te diras que c’est naturel car à l’intérieur ce n’est que de la fast fashion (et là tu te souviendras des images du documentaire)
    Donc les marques éthiques, euuh ouai si vraiment j’ai un besoin que je ne trouve pas dans l’occasion.
    Depuis mon compte en banque s’en porte vraiiiiment mieux ! Je mets désormais de l’argent de côté (enfin pas trop en ce moment avec les impôts et la taxe d’habitation, arrrrghh !).
    Voilà j’espère que mon expérience t’inspirera également 😉
    Bisous

  9. Je prends enfin le temps de me poser pour lire ton article et je te rejoins totalement sur tous les points que tu évoques !
    Notamment le point sur la « blogosphère mode », c’est d’ailleurs en partie pour cette raison que j’ai choisi de ne pas proposer de looks portés sur mon blog. Même si c’est vrai que visuellement, c’est moins chouette, j’ai envie de pouvoir parler de looks et de styles sans forcément les « imposés » comme vêtements indispensables.
    Je ne sais pas si c’est la bonne méthode, d’autant plus que lorsque j’ai ouvert mon blog, j’avais une vision de la mode et du prêt-à-porter un peu moins radicale que maintenant. J’ai même pensé à dessiner des looks à la place de faire mes petits montages de vêtements à plat, pour ne pas avoir à citer les marques et m’en détacher complètement. C’est une idée à mûrir, je ne sais même pas si cela sera réalisable, mais on verra bien 🙂
    Pour ma part, c’est lorsque j’ai commencé mes études et donc appris à coudre que j’ai commencé à voir tous les défauts des vêtements 🙈 A partir de là, ma consommation a ralenti nette, sauf pour les rares pièces que je trouvais à peu près de bonne qualité. Maintenant, lorsque je vais dans un magasin, je vois tellement de défauts partout que cela ne me donne même plus envie d’acheter haha
    Mais les choses qui m’ont vraiment fait prendre conscience de tout ce qui se cachait derrière, au dela de la qualité, c’est lors de mon premier stage il y a 3 ans, chez une créatrice qui faisait des choses magnifiques mais qui était à deux doigts de mettre la clé sous la porte en partie à cause de la fast fashion. Elle faisait du 60h par semaine avec un savoir-faire de dingue et elle n’arrivait pas à toucher un smic à la fin du mois (et pourtant, son travail est reconnu dans le milieu).
    Puis mon stage en prêt-à-porter où j’étais en contact direct avec les fabricants et les fournisseurs. Et là, même si j’étais très loin d’être dans la pire entreprise du milieu en terme d’éthique, j’ai bien vu que le chiffre d’affaire, c’était le centre de tout ! C’est terrible d’en arriver en sachant qu’en ce qui me concerne, ce métier est mon rêve d’enfant. Du coup, comme tu le sais déjà, j’ai décidé de dire au revoir au P-a-P et je ne regrette pas ces expériences parce qu’elles m’ont ouvert les yeux sur la façon dont je voulais réellement faire mon métier.
    Maintenant, cela fait presque un an (grâce à The True Cost également) que j’essaye de changer ma manière de consommer, je n’ai presque rien acheté depuis des mois et les seuls nouveaux vêtements que je me suis procurée sont ceux que je me suis fait, et la satisfaction en est d’autant plus grande ! 🙂
    En tout cas, ton article est très bien construit et on voit bien que c’est un sujet qui te tient à coeur ! Je ne peux que t’encourager dans cette voie-là ! 😀
    (sorry pour la longueur de mon commentaire, je me suis un peu trop étalée 🙊)
    Bisous ♡

    • Someplacecalledhome Reply

      Hello ma belle !
      Merci pour ton témoignage, c’est hyper enrichissant 🙂
      Evidemment, le chiffre d’affaires guide le monde… toutefois, sans être totalement utopiste (« un monde tout beau où tout le monde fait les choses correctement.. et sans retour sur investissement »), je crois qu’on pourrait trouver un meilleur « entre-deux ». En tout cas, je me dis qu’on y contribue en ayant cette réflexion sur ce que la mode fait de mal… comme de bien !
      Je te souhaite plein de réussite dans ton métier, j’espère vraiment que tu vas pouvoir conserver les valeurs qui te sont chères. Et pourquoi pas ce projet pour ton blog ?

      À très vite,
      Estelle

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